Triplego, Sizzurp from Monaco

In En Bref by ThéoLeave a Comment

Cigare cubain ou blunt maghrébin ? Champagne finement bullé ou Drank Purple distillé ? Mini péta ou Ferrari superamerica ? Cave sous néon ou plage sous soleil de plomb ? Montreuil, c’est Monaco et quand le fluide coule Eau Max, Triplego nous invite à tirer une triple taffe.

La principauté est mise en cave sous la lumière glauque des néons baignant dans les effluves codéinées et la fumée du hash ; la voilà offerte à tous, ses principes ôtés. Triplego avait mis les Putana Eau Calme, désormais le groupe met à l’amende les princesses. Stéphanie est prise dans une tournante lyricale puisque « les cochonnes n’ont plus de groins ». Avec un « flow de Monaco » toujours plus céleste et aérien, Sanguee et MoMo Spazz manient d’une main de maître l’oxymore nous incitant à nous méfier de l’eau qui dort, « pas de Yves Saint Laurent, je pisse sur l’OTAN ». Un rap qu’ils prônent 3.0, le futurisme dans la cave d’un vieux bloc.

Enfoncer toujours plus loin une ambivalence exacerbée dans un rap élevé au rang de passion. Faire émerger une entité cloudy et incernable, voilà la quête de Triplego n’ayant qu’un un seul credo « sortir de ma cage, car je prends de l’âge, page maculé de tâche, mi amor c’est toi mon hash ». Plonger la tête sous l’eau pour pénétrer leur univers, c’est se noyer dans un océan de Sizzurp…« sombre paradoxe tu te fais méfu par un tox ».

triplego

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Théo

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Sorti des champs où la rue râle, j'arpente maintenant le bitume avec une plume. Etudie le journalisme avec le rap comme obsession, laisse un peu de la littérature et beaucoup de politique dans mon sillon.
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