Taïpan : seau d’eau, mégot mort

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On pensait Taïpan endormi sur son oinj depuis tout ce temps. Visiblement, il a fait un très beau rêve et nous revient plus en forme que jamais avec son sujet de prédilection (les meufs mises à part…), la fume !

Si Taïpan racle les fonds de pochons pleins de pollen, il est loin de faire les fonds de tiroirs en ce qui concerne l’élément de surprise. Le grand dadet est de retour et régale !

Un de plus sur la liste. Quotidien rythmé par les feuilles et les cartons. Un survol de l’illusion du contrôle. Les anciens ont bien passé le barrage. Affamé et ramolli, le centre névralgique tire la sonnette, mais si le priapisme est toujours de mise, dodo et direction dealoss.

Après un petit tour de la carte du coffee du quartier sur des plans rappelant les plus grands films sur la défonce, on tacle un coup les bleus ingénus laissant repartir les biens chargés. On a même droit à une réflexion profondément sociétale quant à la redistribution du budget de l’état. Mais voilà… On revient toujours à ses premières amours.

Et là, Taïpan nous balance un refrain d’une puissance orchestrale rare ! Outre le propos, purement hygiénique, difficile de ne pas bouger la tête et faire travailler les cervicales. Un truc propre pour la scène, c’est certain.

Comme un vieux sage asiatique en pleine méditation insomniaque et travaillé par les « clic-clic » du feu mêlés à l’envie de baiser, il est certain que c’est au fond d’un trou que cela mène, graillave par les asticots prêts au festin.

Taïpan est vite déculpabilisé par la force du nombre. La bouche verte mais le nez propre comme une usine de Stérimar, les exercices doigtés favorisés face aux descentes en ski sans bâtons-pailles. La F1 reste au garage, gaffe aux cailloux.

Ah ! Puis y’a les conseils avisés ! Électrisants ! Reviens-y pour que dalle. Production industrielle comme des céréales pour les bœufs ! Marie-Jeanne reste esthétique même quand l’appel de la flotte se fait sentir. Qui n’a jamais scotché sur ses grosses têtasses après un ou deux sticks ?

Carburant ganga, à la recherche de l’inspiration. Arts divinatoires lus au fond d’une écuelle à mégots morts. Qui arrivera premier dans la course au freinage de force ?

Soutenu par le drôle de concept de label indépendant Bomayé, la production est propre. Clippé de manière fort esthétique, Taïpan revient en force avec un morceau qui annonce la sortie de l’album Parlons Beuh, à paraître début 2016.

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Klement

Klement

Rédacteur chez ReapHit
Activités principales : Faire la guerre avec lui meme dans des recoins d’âme douillets, contemplation intellectuelle et autres joyeusetés. Taquin mais pas méchant, gratteur nonchalant et dresseur de chat célinien.
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