Seth Gueko et Lino, l’inscription du rap dans la Rubrique Nécro

In En Bref by ThéoLeave a Comment

Platine vinyle sur le billard, piano bougie sur le linoléum, les tiroirs de la morgue s’ouvrent pour l’identification des corps. Le Val d’Oise à l’avant du corbillard, oraison funèbre sur la bande FM, Lino et l’homme Seth Gueko viennent déballer la Rubrique Nécro.

M. Bors jette un froid sous les néons blanchâtres. Biblique, il vient briser la glace, et aux 400 années de malheur en rajoute 7. Une descente morbide dans les tréfonds de l’hôpital pour prendre part au « projet chaos, dans le club comme Tyler ». Bonnet Barlou vissé sur le crâne, il rappelle les règles du fight où « la violence est artisique », prévenant « qu’il faut s’estimer heureux et que cette fois c’était que la chemise ». Si son comparse se « vide les couilles avant de prendre l’avion, pour éviter l’excèdent de bagage » c’est que la prochaine fois qu’il montera en l’air la France, il ne restera plus que les chaussures…

seth-lino

Le rap est mort, le choc est funèbre, Lino entame un requiem cynique pensant « peut être à mettre de l’autotune dans [son] vin pour draguer la fan base à Jul ». Seth Guek sapé en intégrale Aligator n’a pas fini sa mutation, rappelant « quoi qu’on en dise, n’est pas satanique qui fait des signes géométriques » il se fait un apache sur la métrique. Élevé à la « Jacques Mes’ éducation » le Val d’Oiseur tire un coup de feu, accident de braquage. Loin des soirées chnouf et Moët, ce microphone feat vient rappeler qu’il ne s’agit pas d’un Walking raide, mais bien d’un low kick dead, les anciens sont encore loin du sarcophage, patate de forain « mange tes morts espèce de nécrophage ».

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Théo

Théo

Sorti des champs où la rue râle, j'arpente maintenant le bitume avec une plume. Etudie le journalisme avec le rap comme obsession, laisse un peu de la littérature et beaucoup de politique dans mon sillon.
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