L’hologramme de Prodigy, et autres petits complots reptiliens

In Chroniques by ThadrillLeave a Comment

Pendant que la marionnette Trump accaparait l’attention des médias et des politiques du monde entier, se tenait le 20 janvier 2017, selon des sources israélites, la première conférence secrète réunissant les illuminati, les francs-maçons, les reptiliens et Ben Laden, dans le but de signer un traité pyramidal de paix intergalactique et ainsi éviter la destruction de la terre en date du 13/13/1313 du calendrier incas reptilien ou 6/6/6 chez les Siriens (nous n’avons pas pu avoir la traduction en calendrier franc-maçonnique). A grands efforts de paix, grand leader, c’est donc au plus grand avertisseur en conspiration que le rôle de médiateur est revenu : Prodigy (Hitler s’étant porté pâle et Staline ayant piscine). Ne pouvant garder le secret pour lui seul, la moitié de Mobb Deep décidait donc de relever les dessous de cette conférence historique dans son dernier album Hegelian Dialectic (The Book Of Revelation) au péril de sa vie…

La nomination de Prodigy, aussi étonnante qu’elle puisse paraître, semble au final assez cohérente. Qui plus que Prodigy a été exposé aux complots les plus infâmes des protagonistes réunis autour de cette table ? De danseuse étoile à ennemi numéro un de liste des most wanted du FBI reptilo-alpha draconien, l’homme fut souvent calomnié, diffamé et décrédibilisé à l’instar de grands hommes comme François Fillon, mais P a su tenir bon, même derrière les barreaux de Ricker’s Island. Fils de Dieu au même titre que Jésus, et Head Nigga In Charge du rap jeu, Prodigy est donc la garantie du bien-fondé du traité pyramidal, à moins que ce ne soit un nouveau complot destiné à éliminer une fois pour tout cet élément gênant aux vils projets de ces organisations obscures…

C’est cette dernière hypothèse vers laquelle nous nous penchons, premièrement car aucun des protagonistes n’a d’intérêt à signer un traité qui empêcherait la destruction de la Terre, ça serait la fin de la notion de complot, et on s’emmerderait profondément sur les réseaux sociaux. Deuxièmement, nous avons les preuves que Staline n’avait pas piscine ce jour-là, et enfin, Prodigy n’aurait jamais accepté de kicker sur des instrus d’une galaxie reptilienne autre que la nôtre, et la ligne musicale de ce Hegelian Dialectic n’est clairement pas de notre galaxie.

Nous en venons donc à cette conclusion au péril de notre vie : lors de cette conférence, Prodigy s’est fait lobotomiser le cerveau par du LSD reptilien et les derniers francs-maçons éliminés par les illuminatis. Ce complot ayant pour but l’avènement du nouvel Empire et la construction de l’étoile de la Mort, comme l’avait prédit George Lucas dans son docu-fiction Star Wars.

L’album – ayant surement été enregistré par un hologramme de Prodigy – a donc comme objectif de servir de couverture pour mieux nous confiner mentalement, avant une probable déportation comme esclaves sur une planète agricole reptilienne. Mais ces enfoirés de serpents ont oublié une chose, ils ont beau avoir le don de rationalité germanique, il manque clairement de subtilité humaine, et à l’écoute de ce Helegian Dialectic, beaucoup de preuves s’accumulent et nous font donc penser que Prodigy n’a jamais enregistré cet album :

1 – Cette réplique de Prodigy est encore plus chiante que l’originale

Dès la troisième piste, on se retrouve dans un hors thème où la réplique compare le point de vue entre un homme musicalement old-school et une femme new-school. En plus de ne rien apporter, le mec split de traviole, glissant dans le off beat dès que sa line dépasse 5 mots. Pour le reste, c’est un copié coller sans forme des thématiques habituelles usées et ré-usées par Prodigy : le gouvernement WASP, la mentalité puritaine des blanc-becs américains, le passéisme afro-américain face à la répression blanche, etc. On utilise des mots forts pour impressionner, mais avec de la hauteur ça ne reste que redondant. Même quand ça commence à parler reptile comme sur « New Balance », on se fait chier (en même temps « As If », le track juste avant, venait juste de nous mettre l’endorphine suffisante pour taper une hibernation hivernale). On ne chiera pas sur tout car, par moments, sans non plus être de l’ordre du miracle, Holo P arrive à nous écorcher :

“Grandmama taught me how to run my own business / Granddad taught me how to write my own lyrics
My pops taught me violence, my moms taught me peace and love / That made a great balance”.
(« The Good Fight », ou les bases de l’éducation reptilienne)

2. Beat Butcha, le fils reptilien caché de Jane Blader et Jean-Michel Jarre

Les années 80 nous ont offert les prémices du format MIDI grâce au synthétiseur et bien sûr la série V, pour le reste, ce n’est que de l’entertainment.  Si V nous a permis d’en savoir plus sur les reptiliens, tout en occultant bizarrement les Annunakis et les Siriens, il faut savoir que le synthétiseur est avant tout un instrument venant de la planète Alpha-Draconis, et qui a été intégré dans notre civilisation afin de nous lobotomiser le cerveau et nous rendre servile aux Reptiliens. L’arrivée de la boite à rythme franc-maçonnique devait  mettre un grand frein à ce complot, mais certains claviéristes tapis dans l’ombre attendaient patiemment l’heure de la revanche. C’est le cas de Beat Butcha, principal « compositeur » de la « bande son » de cet « album », et claviériste-drilliste de son état.  On a failli se laisser prendre au piège entre l’intro digne d’un thriller noir et ce premier instru d’Alchemist digne d’un Jean-Jacques Annaud façon Sept ans au Tibet, on pensait prendre une bonne dose jusqu’à ce que Beat Butcha nous sorte ses gammes analogiques digne de son père. A quelques exceptions près, c’est aussi atroce que de se taper une overdose en compagnie de George Harrison période Abbey Road, on est à la limite du coming-out façon Pink Floyd.

L’entreprise des Reptiliens de vouloir remplacer Prodigy sur un album de leur propre propagande aurait pu marcher si leur hologramme avait le même talent que l’original, mais à l’écoute, on se rend bien compte que Helegian Dialect est une supercherie, et que seul un esprit reptilien pourrait y adhérer. S’ils devaient compter sur cet album pour servir d’endorphine sur nos esprits vigilants et pour financer le chantier de l’étoile de la Mort, ils risquent de prendre beaucoup de retard sur leur rétroplanning de destruction de la Terre…

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Rédacteur chez ReapHit
Etablis depuis 2009, les abattoirs Thadrill vous proposent une large gamme de découpe rapplogique.De l’accrochage à la levée de mc en passant par la saignée des beatmakers mais aussi la ligature du turnatblism, cet établissement se veut dans la longue tradition de l’abattage traditionnel avec sa fameuse technique de la chronique sans concession.
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