‘Bonjour’, le storytelling sordide et délirant qui nique des mères

In En Bref by ThéoLeave a Comment

La politesse serait devenue une valeur cardinale pour le sulfureux Vald, au point que tout manquement aux règles de bienséance pourrait conduire au pire. « Bonjour » c’est le récit d’un mec qui oublie la règle d’or et qui en paye le prix fort.

Dans une atmosphère glauque et enfumée, le jeune rappeur apparaît au milieu d’un halo bleuté et multiplie les mimiques aux rythmes des sursauts de l’instru. Avachi sur un semblant de trône de fer, les « nique sa mère » fusent au gré de l’avancée de cette sordide histoire. Celle-ci est d’une simplicité extrême, mais Vald la rend complexe et complètement barrée tant il part loin dans son délire parfois nauséabond. Il multiplie les actes sexuels avec sa poupée gonflable, elle qui semble être la véritable muse de ce pseudo poète d’un nouveau genre. Au milieu d’une âcre fumée et entourée de ses comparses, le rappeur danse au rythme de ce grand n’importe quoi qu’il nous dépeint. Finalement, on se retrouve avec un mec qui s’est fait niquer sa mère, et qui donc va niquer la mère de sa mère. Cette sombre histoire pourrait s’arrêter là, mais le blondinet n’en fait rien et la vengeance vient parachever le tout de quelques croix gammées, d’une exhumation, d’un type qui gerbe sur la tombe à mémé avant de s’offrir une dégustation de morts digne de la famille Lopez.

C’est donc sur cet incompréhensible mais superbe tableau que Vald ferme cette « parenthèse en charentaise » avant de donner quelques conseils de survie en jungle urbaine à base de gilets pare-balles, de protections en tout genre appuyés d’un bon gros « ferme ta gueule » . Le tout est traduit manuellement, sous-titré dans plusieurs langues, comme un avertissement. Après tout, cette mésaventure  n’est arrivée que parce qu’il n’a pas dit bonjour…

Capture d’écran 2015-06-03 à 21.04.05

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Théo

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Sorti des champs où la rue râle, j'arpente maintenant le bitume avec une plume. Etudie le journalisme avec le rap comme obsession, laisse un peu de la littérature et beaucoup de politique dans mon sillon.
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