Darryl Zeuja & Hologram Lo’ // Quoidneuf

Aujourd’hui, on vous invite à pacter vos petits, enfiler votre jogging large, casquette, lunettes de soleil, n’oubliez pas votre sac à dos, alors qu’on se rend au parc du coin où nous attendent, pour la journée Areno Jaz aka Darryl Zeuja ainsi que le cerveau musical du clan sudiste parisien 1995, Hologram Lo’. D’ailleurs, quoi d’neuf avec le neuf cinq les mecs ?

« Mon vieux, rien d’neuf sous l’soleil
Mon squad tue les wacks durs, on squatte sur les toitures
On veut plein d’meufs ou de l’oseille
Pour faire nos affaires, frérot, la ferme »

Bon… le message est clair, les mecs ont la ferme intention de profiter de tous les petits plaisirs que leur offrira le temps des vacances… donc rien à foutre de nous faire un bilan et de commencer à se perdre avec des projections futures, on met notre cerveau en off et on passe en mode chillin d’été.

Il a finalement fallu une bonne session de football américain, de «crate diggin» dans les shops de vinyles ainsi qu’un bon squattage de toiture pour enfin réussir à tirer les vers du nez de la paire Jaz-Lo’, nous annonçant la sortie d’un EP commun sous l’étiquette Jihelcee, ayant pour titre Innercity, le tout prévu pour octobre 2014.

Le single « Quoidneuf » se veut ainsi une douceur estivale à prendre avec un grain de sel, suggérant d’écouter avec légèreté le flow modéré et le texte simpliste de Darryl Zeuja, et de plutôt profiter du résultat de son addition à une production d’Hologram Lo’ rayonnant le g-funk de la West Coast du milieu des années 90. En bref, la trame sonore idéale pour vos prochaines sessions de chillage cet été.

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Noir Fluo // Poison

Poison, c’est la réponse de Emotion Lafolie et Metek à l’absence de sens de la vie. Pulsions de mort, pulsions de vie, tout s’entremêle, mais la réaction finale est la même : l’errance se retrouve noyée dans le Jack Daniel’s et les psychotropes … C’est l’histoire du Feu Follet avec une solitude peuplée en guise d’énième diluant, d’énième échappatoire.

Poison, c’est un morceau qui a l’odeur de ces nuits sans but, dans lesquelles on avance étape par étape, de l’épicerie de nuit, au choix d’un spot adapté pour la consommation. Ces nuits de funambules où l’on se raccroche à ce que l’on peut, entre bad trip, jouissance et contemplation…

Un texte existentialiste posé sur une production eighties qui se fait aérienne et qui accueille parfaitement les hurlements de Emotion Lafolie et le rap chantonné de Metek. Le ying et le yang.

N’hésitez pas à jeter une oreille à « Riski » de Metek, et « Delirium » de Bang Bang (Emotion Lafolie et M.I.T.C.H), deux albums fraîchement sortis à la couleur sonore proche de Poison.

Sans titre

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APATHY // Connecticut Casual

Un album d’Apathy, c’est comme une pochette surprise. T’as ton lot de merdes, mais aussi ton lot de bonnes choses. Par contre, à la première écoute, on ne sait jamais sur quoi on va tomber. Est-ce une marque de fabrique pour Apathy ? A en croire son dernier solo, Honkey Kong de 2012 et l’insulte musicale que fut Demigodz sur Killmatic (un vide lyrical et musical à la limite de la grossièreté pour les propriétaires The Godz Must Be Crazy), c’est en tout cas dans sa philosophie. En partant de là, on ne peut donc pas se plaindre de se retrouver avec un prochain album mi-figue mi-raisin du natif du Connecticut. On serait, bien sûr, pas contre une cartouche pleine comme le fut Eastern Philosophy, son premier album.

Certains pourraient se demander à quoi bon attendre une sortie d’Apathy, si ces albums sont en demi-teinte de façon constante depuis Wanna Snuggle. On leur répondra juste qu’Apathy est certainement l’un des MC’s les plus complets actuellement en activité. Il n’est pas le meilleur lyriciste, il n’a pas le meilleur flow, mais quand Apathy prend le micro ça donne des moments d’anthologie, comme « 9 to 5″, « 1,000 Grams », ou plus récemment le cultissime « Check To Check » sur Honkey Kong, qui marquait déjà une forte fierté à représenter le Connecticut.

L’homme a un charisme, une présence musicale qui hypnotise et renforce la curiosité à chacune de ses sorties, un putain de vrai delivery, des skills de gros bâtard, et ce, malgré de fortes appréhensions sur la qualité… Connecticut Casual est donc le quatrième album et surtout un album hommage à son Etat, le Connecticut, sous fond de piraterie, de prostitués à mycoses et de vieux barils de scotch frelatés. On se dit que la thématique lui étant très chère sentimentalement, on risque donc de se retrouver avec un album plus proche de Eastern Philosophy pour la qualité qu’un Wanna Snuggle.

Clip : The Curse of The Kennedys

Alors le Connecticut, c’est quoi exactement ? Situé au Nord Est des Etats-Unis, cet Etat semble avoir tous les critères d’un gros Etat tout pourri, ayant comme plus grande ville Bridgeport, et comme spécialité les villes très pauvres et les fameux casinos qui vont bien avec (histoire de mieux visualiser, prenez la série The Killing version US, on en est pas loin). Hommage à la pauvreté et aux hommes dignes, une vision fraternelle dans un désert de misère sociale, Apathy se sert de ce mix entre détresse et espoir pour redorer le blason de son Etat (ou le rendre moins terne).

On aurait donc aimé se balader avec Apathy dans ce Connecticut et connaître l’effet grand huit d’un constat souvent effrayant mais toujours plein de fierté, prendre son kiff sur des histoires de vieux marins alcoolos qui ont autant de chances de crever de la syphilis que d’une cirrhose du foie. Malheureusement, ce nouvel album est un Connecticut sans espoir en terme musical…

Pas besoin d’aller s’immerger très loin dans l’album pour sentir le fail, l’embarcation avait de la gueule sur le prospectus, mais rien dans le pantalon. Le titre éponyme met directement la barre très basse, on coule déjà à pic, avec un sample des Red Hot Chili Peppers mal aligné sur une instru sans relief. Si l’idée de départ était de construire l’album sur des instrus aussi vides que les caisses du Connecticut, alors on ne pouvait rêver meilleur aboutissement. « Back in New England » suit le même chemin, on a un Apathy raccord sur sa thématique et un beat qui insulte nos oreilles.

Quand t’arrives au rez de chaussée, t’espère pas finir au quatrième sous-sol. Et bien accrochez-vous bien, car l’ultime daube de l’album arrive avec un tribute à Martha Moxley, jeune fille de 15 ans assassinée en 1975 et dont le meurtre n’a été résolu que très récemment, sur un sample complètement niaiseux de George Michael (on peut croire que la pauvre malheureuse eusse été fan de l’artiste, mais de là à faire ce genre de purée pour un hommage, autant ne rien faire). Je ne sais pas si la famille de Moxley appréciera ce nanar musical, mais tout auditeur qui se respecte lâchera sa larme – non pas pour le RIP, mais bien pour le bifton perdu pour posséder cette chose… A ce niveau, on se demande ce que l’on fout sur ce putain de bateau pirate qui sent fort le bois pourri et la voile bouffée par les mites, on finira par baliser sur la fuite d’eau dans la cale déclenchée par « The Grass Ain’t Greener »…

Clip : The Grand Leveler

Dans cette misère musicale, cet océan de bruits, on aurait pu finir crevé dans une impasse bien glauque de Brideport, mais heureusement, quelques sons viennent remonter le niveau. Peu, certes, mais quand même (on crèvera donc aux urgences, et non dans la rue). Et c’est directement dans la thématique de la cover où l’on va trouver certains de ces morceaux de bravoure. Une pochette axée piraterie, et cela tombe bien, puisque le sujet est remis au goût du jour avec les séries Black Seal et Crossbones, sur nos écrans.

On se dit alors que comme les 2 séries, l’album a quelques débuts laborieux avant de prendre son envol… « Don’t Give Up The Ship » sent la bonne vieille haleine de pirate après une bonne cuite dans un bar à putes du vieux port, « The Curse Of The Kennedys » est un solo de capitaine au piano aussi lugubre que les cales de son navire. « Jack Ruby » a tout du soleil des Caraïbes capable de faisander en moins de 5 minutes les restes de pirates échoués sur une plage de sables fin et…ah bah non, plus rien. On pourra toujours trouver refuge dans des sons plus communs comme « Beefin’Over Bitches », « The Grand Leveler » ou le plus AOTPien « Underground Chick », mais ça sera par pitié, loin d’un bon boulet de plomb dans la gueule de l’équipage adverse…

On aurait bien aimé voyager sous l’étendard d’Apathy, mais le capitaine est loin d’avoir le pied marin, la boussole musicale est complètement déréglée. Ça rame dans les cales, et même les canons lyricaux d’Apathy semblent être en carton. Entre tangage et relent, on a du mal à s’imaginer aborder un navire de la garde royale avec ce genre d’arsenal. Avant même d’avoir quitté le port, v’là-t’y pas que le Connecticut Casual se viande contre les falaises au même titre que son capitaine Apathy. Un ridicule plus cuisant que le Costa Concordia…

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The Coup @ Petit Bain (23 juil)

Après plus de 40 concerts en France en 2013, The Coup et le charismatique Boots Riley seront en concert exceptionnel à Paris mercredi 20 juillet au Petit Bain (pour la première fois seuls en scène à Paris en plus de 30 ans de carrière). Rares sont les rappeurs qui délivrent avec autant de lucidité un message politique de résistance face à un modèle économique de plus en plus difficile à défendre. C’est définitivement le cas de Boots Riley, qui délivre son message sur fond de funk-punk énergique et positif. La formation basse-guitare-batterie-claviers et la chanteuse Silk-E mène un show implacable ultra-efficace quelque part entre Sly & The Family Stone, The Roots et A Tribe Called Quest…

Première partie : XYWHY

Hip-hop Live Band emmené par le MC américain Theorhetoric, XYWHY rappelle The Roots, nourris aux sons de Détroit et de Flying Lotus. Leur 1er EP éponyme sorti en en avril 2014 offre 5 titres de hip-hop électronique et organique. Sur scène, le groupe révèle toute sa puissance, armé de nombreuses machines et aidé par des guests de qualité.

Pour l’occasion, ReapHit vous offre 2 lots de 2 places. Pour tenter de gagner, likez la page Facebook de ReapHit, et partagez ce post (PARTAGE PUBLIC). Sur Twitter, même principe, suivez le fil ReapHit, et retweetez ce tweet ! Tirage au sort lundi 21 juillet.

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Infos pratiques :

Mercredi 23 juillet – 20h00 – 16€ – Préventes

Petit Bain : 7 port de la Gare 75013 Paris

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En bonus, le p’tit live qui va bien et qui va te donner l’irrésistible envie de retourner la scène flottante du Petit Bain.

MC Eiht ft. Outlawz // Shut em down

MC Eiht fait partie de ces rappeurs californiens qui sont peu à peu tombés dans l’oubli lorsque le sud des USA a commencé à prendre le rap américain d’assaut. Pas d’album depuis 2006 pour le vétéran de Compton, mais un EP de très bonne facture, sorti dans un quasi-anonymat, début 2013, sous le nom de Keep It Hood EP, qui nous rappelait qu’il ne fallait surtout pas l’enterrer, d’autant plus qu’il avait donné la leçon au jeune Kendrick Lamar sur m.A.A.d City quelques mois plus tôt …

MC Eiht devrait revenir cette année avec un nouvel album qui s’intitulera Which way is west. Un projet qui devait au départ être réalisé en collaboration avec DJ Premier, mais le new-yorkais semble finalement s’être fait voler la vedette par Brenk Sinatra, qui produisait déjà sur le dernier EP du rappeur, et que l’on retrouve sur le premier extrait de l’album : « Shut em down » .

« It’s that uncut raw straight from Ruthless »

Au programme, une instrumentale lourde à la basse appuyée, sur laquelle MC Eiht et ses invités, les Outlawz - ex-partenaires de route du regretté 2Pac – déroulent un delivery lent et maîtrisé, qui suinte bon le folklore de Compton.

« Back on the west coast, It feels good … »

Sans artifices aucun, les anciens nous rappellent qu’ils sont toujours capables de découper la production, et que les jeunes loups feraient mieux de rentrer chez eux avant que le massacre n’opère. Les rois de la sirène californienne sont toujours en place.

Emission du 9 Juillet

ReapHit s’associe aux Impromptus, cette émission matinale diffusée le mercredi de 7h à 9h sur les ondes de CISM 89,3 FM, la radio étudiante de l’Université de Montréal (rien de moins que la plus grande radio universitaire francophone au monde !). Chaque semaine, vos québécois Sam Rick et JF Harvey vous proposerons un programme atypique : Rap x Politique x Sport x Humour. Des discussions sur des sujets chauds en matière de politique et de sport, agrémentées par une sélection musicale 100 % rap émergent. Êtes-vous prêt pour votre expérience Impromptus ?

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Une semaine sous le sigle de l’humour chez Les Impromptus ! On commence l’émission avec une discussion à propos de nos amis rouquins. Certains chercheurs avancent l’hypothèse voulant que le gène qui les caractérise puisse, à cause des conditions climatiques changeantes, disparaitre. À prendre avec une certaine légèreté !

On se garde un petit peu de sérieux pour discuter du projet du Parti Conservateur du Canada qui a la ferme intention de forcer l’implantation d’une Commission nationale des valeurs mobilières, et ce, malgré l’opposition d’une majorité des provinces ainsi qu’un jugement de la Cour Suprême ayant déterminé qu’un tel projet était de compétence provinciale… assisterons-nous à une nouvelle crise constitutionnelle au Canada?

Notre Ricky-Des-Neiges national nous fait un retour sur la prestation du groupe de rap spatial américain Deltron 3030, à l’occasion du show de fermeture du Festival de Jazz de Montréal… était-ce un choix approprié pour la fermeture d’un festival d’une telle envergure?

Finalement, on se garde un segment «WTF» alors que JF et Sam vous propose des conseils de jardinage de balcon. Le tout, accompagné de notre habituelle playlist « pas gênante » de rap alternatif, avec des nouveautés de Statik Selektah, Wapi, NX, Dramatik, Indepanda, Asocial Club, Géabé, Effyoo & Godilla, I.N.C.H., Illa Ghee, Jean XVI et The Extremities ft. Ghettosocks.

Playlist

Statik Selektah – The Imperial ft. Action Bronson, Royce Da 5’9, & Black Thought (Off What Goes Around)
Obia & Cotola – Dédicace (Le Théorème)
Wapi – Drunk Boy (feat. Mash Puppit) (Totem)
Dirty Dike – Plenty More Piss In The Toilet (The Sloshpot EP)
DL Incognito – Move On [When The Love Is Gone] (Someday Is Less Than A Second Away)
NX – Ici Feat Mouss, Doggy G & Dogg Master (Épilogue)
Muzion – Le Concept (tome 3)(Mentalité Moune Morne… (Ils n’ont pas compris))
Dramatik – Do It ft. Jam & Freddy Gruesum
Indepanda – Funny People (XLR Hate – End Of Panda)
Chill Bump – Just A Sample (The Loop EP)
Asocial Club – Je Hante Ma Ville (Toute Entrée Est Définitive)
Géabé – Carpe Diem (Cycle)
LOUD PACK – Space Jazz (Single)
Effyoo & Godilla – Omega Effect (feat. Born Unique, King Magnetic & Gs Advance) (They Came On Horseback)
Vald & Georgio – La Ive (I.N.C.H. Présente Ni Saint Ni Sauf)
Beeyoudee & Mozaka – Reasons ft. Big Charlz & Filon D’Art (La Couleur des Saisons / Printemps Bionique)
Riopel – Chacun Son Rôle (Aveuglé Par l’Éclipse)
Illa Ghee – Salute the General (feat. Fame)(Social Graffiti)
Jean XVI – L’Encyclique (Jean XVI)
The Extremities featuring Ghettosocks – The Quota feat. Brandon Dramatic (Instruments)

RAZ SIMONE // Bow Down

Il y a des clips qui dès la miniature sur Youtube attirent l’œil, comme la promesse d’une fraîcheur qui sort de ce que l’on voit habituellement. C’est le cas de ce « Bow Down », échappé de l’album Cognitive Dissonance de Raz Simone. Clip d’animation aux allures mystiques et envoûtantes, il sort définitivement du lot, et ce dans le bon sens du terme.

Que les amateurs de dessins colorés passent leur chemin, « Bow Down » n’oscille qu’entre deux couleurs, noir et blanc, qui se déclinent en une infinité de nuances. C’est justement le travail fait sur ces nuances qui font de l’esthétique du clip une vraie réussite, conférant à son univers une dimension vivante et positive quand même le gris domine.

L’animation, quant à elle, est rigide. On pourrait y voir un aspect négatif. Au contraire, cette rigidité et ces mouvements saccadés renforcent l’ambiance mystique du clip, lui donnant l’aspect d’un conte que l’on raconte au coin du feu, comme une vieille légende dont on retient davantage le sens que la précision des faits.

Cette légende, c’est celle d’un homme débarquant sur d’étranges contrés, les nôtres, ou plutôt ce qu’il en resterait. Cet homme qui débarque avance la tête haute, le destin fera que les autres baisseront la tête devant lui.

De façon imagée, Raz Simone raconte son combat contre Dieu, son envie d’avancer malgré les tempêtes, jusqu’à son envie de conquête. Bercé par des sonorités d’ailleurs, par le rythme solennel des tambours, l’immersion est complète, le voyage magnifique. Une œuvre audiovisuelle comme on aimerait en voir plus souvent.

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Dour Festival : Goodies à gagner

Doooouuuurrrrrrréééééé !!! Le cri de guerre de toute une armée de festivaliers va bientôt retentir dans toutes les directions de la Machine à Feu, le site sur lequel ce festival désormais célèbre s’organise depuis 26 ans. Cette grande fête de la musique se déroulera comme d’habitude sur quatre jours et quatre nuits, et huit scènes, en plein air ou sous chapiteaux, du 17 au 20 juillet. Le record de fréquentation a même été battu l’année dernière pour les 25 ans, avec plus de 183 000 visiteurs (!!), dont 40 000 en camping. Imagine le bordel. Si tu veux (avec un an de retard) suivre le « marathon hip-hop » de l’édition précédente, tu as de quoi faire chez les collègues de SURL Mag (Day 1Day 2-3Day 4).

Cette année encore, l’éclectisme est à l’honneur avec environ 230 artistes ou groupes au line up, mais c’est naturellement vers le hip-hop et la musique black que nous nous tournerons. De belles têtes d’affiches internationales et françaises vont se succéder sur les différentes scènes du bordel : Nas (performing Illmatic), Cypress Hill, Tyler The Creator, Joey Bada$$, The Underachievers, Mac Miller, L’Entourage, Raekwon, Joke, A-Trak, Madlib, La Smala, Fixpen Singe, Just Blaze, Foreign Beggars, Gramatik, Bonobo, D-BangerZ, les Casseurs Flowteurs, BadBadNotGood… Tu peux baver sur la programmation complète ici. On ne va pas vraiment avoir le temps de s’ennuyer. Et on va essayer de vous ramener quelques images ou réactions, qui sait. On aime bien les interviews, si vous n’aviez pas encore remarqué.

Bon, trêve de présentations, on a quelques goodies à vous filer (au choix) : une très cool paire de lunettes Komono x Dour Festival / un disque des D-BangerZ / un disque de Deen Burbigo.

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Une partie de l’équipe sera sur place, n’hésitez pas à nous contacter si vous voulez qu’on se capte, afin de tenter la meilleure récitation festivalière du premier album de Nasty Nas vendredi soir. En guise d’amuse-gueule, voici le teaser vidéo de l’événement, à regarder juste après les liens utiles.

Site officiel du Festival de DourDour sur FacebookDour sur Twitter

Jean XVI // L’Encyclique

« Au nom du pèt, du shit et du 5g d’weed, Amnes’ »

Voici la dernière ligne de l’Encyclique, cette lettre récitée et adressée par le nouveau pape Jean XVI à ses fidèles auditeurs de rap puriste, dictant la position actuelle de l’Église sur ce large thème qu’est la culture hip-hop belge.

Habemus Papam (nous avons un pape)

Veuillez accueillir Jean XVI, un reptilien à la personnalité double, incarné par les producteurs/rappeurs Jean Jass (Exodarap, Black Syndicat) et Le Seize (Cesarienne Rekordz), fusionnés le temps d’un nouvel EP, partageant avec aisance leur vision du rap par l’emprunt au large champ créatif que leur propose le religieux.

« Je prépare un discours, note-le bien, la vie n’offre rien
Comme une sainte nitouche avec les seins qui louchent
Nique la voiture et le million, j’donne ma vie au rap
J’peux pas faire une croix sur ma religion »

La production est planante, alliant boom-bap et enchaînement mélodique des touches graves du piano, de quoi convertir bon nombre de fidèles aux rudiments du nouveau pape Jean XVI et d’ainsi, le suivre jusqu’au lieu primitif de rassemblement, l’Église. Sur place les attend cette grande famille d’évêques du rap belge, composée, entre autres, de Caballero, DJ Eskondo, Tonino, Exodarap, et quelques mecs de L’Or Du Commun.

« Et vas-y roule un bon spliff, roule un bon spliff
Pour ton souverain pontife, pour ton souverain pontife »

Jean XVI, EP éponyme sorti le 2 juillet dernier, est disponible en téléchargement libre ici.

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