Spéciale Ekoué

A l’heure où la régularité de Sous-Culture sur Radio Campus Grenoble se réduit, l’émission Sweet Caroline diffusée sur Radio Cultures Dijon s’associe au partenariat avec ReapHit. P.O. et Antoine (ancien de Sous-Culture) vous présenteront donc chaque semaine le podcast dédié accompagnés de quelques mots et anecdotes. Quand cela sera possible, Nabil et Gabriel de Sous-Culture, y joindront leur podcast pour une double publication. Le crédo de Sweet Caroline est le même que pour Sous-Culture (thèmes, interviews, freestyle…) à la différence près que l’émission dijonnaise se la joue parfois à l’américaine.

___

Pour commencer de la meilleure des manières ce partenariat, c’est une interview d’Ekoué que vous présente Sweet Caroline cette semaine. Ce dernier était en concert avec son groupe La Rumeur, vendredi 14 à la Vapeur de Dijon. De la couleur des productions sur les Inédits 2 à Bertrand Cantat, en passant par l’écriture en groupe et la réédition de l’album Du Cœur à l’Outrage, les thèmes abordés sont variés. L’ambiance bruyantes des loges dérangera les plus exigeants d’entre vous, mais certains instants conviviaux réjouirons, nous en sommes sûrs, la majorité. Quoi qu’il en soit, vous retrouverez bien le Ekoué que vous aimez, son franc parler et sa gouaille.

 

En Bonus cette semaine : 

Sweet Caroline Spéciale Adil (Matière Première) et Posse’ Tillon

.

Emission du 19 Novembre

ReapHit s’associe aux Impromptus, cette émission matinale diffusée le mercredi de 7h à 9h sur les ondes de CISM 89,3 FM, la radio étudiante de l’Université de Montréal (rien de moins que la plus grande radio universitaire francophone au monde !). Chaque semaine, vos québécois Sam Rick et JF Harvey vous proposerons un programme atypique : Rap x Politique x Sport x Humour. Des discussions sur des sujets chauds en matière de politique et de sport, agrémentées par une sélection musicale 100 % rap émergent. Êtes-vous prêt pour votre expérience Impromptus ?

___

Cette semaine à votre traditionnel programme atypique matinal de Rap x Sport x Politique, on débute l’émission en discutant tout d’abord du futur de Pierre Karl Péladeau en politique. L’ancien magnat des médias québécois aujourd’hui député du Parti Québécois (PQ) sera-t-il en mesure de se tenir loin des controverses? JF nous explique pourquoi il commence à en douter. On analyse ensuite le contrat que les Blue Jays de Toronto, équipe de baseball majeur (MLB), ont accordé au receveur québécois Russell Martin. JF se porte à faux vis-à-vis des propos de Philippe Cantin, chroniqueur dans le journal La Presse, qui a affirmé que ce contrat était tout à fait acceptable. Ça va chauffer!

On traite ensuite du parcours aussi intriguant qu’inattendu d’un blogueur pas comme les autres, snake70 alias Simon Boisvert. Comment peut-on se retrouver dépisteur pour une équipe de la Ligue de Hockey Junior Majeur du Québec du jour au lendemain sur la seule base de nos écrits sur un blogue de hockey? On termine finalement l’émission en discutant du départ controversé de Richard Bergeron de Projet Montréal et de la controverse entourant le scientifique ayant travaillé sur la mission Rosetta, Matt Taylor.

Avec la bonne bordée de neige tombée sur le Québec ces derniers jours, ceci donne un souffle de nostalgie à notre DJ Ricky-Des-Neiges qui vous retrace la prolifique carrière du producteur et emcee québécois DJ Horg, avec la diffusion de rien de moins que six morceaux ayant contribué à la notoriété de ce pionnier depuis déjà deux décennies. Il en rajoute alors qu’il vous transporte musicalement à Boston, question de bien vous préparer au concert de samedi des quatre légendes originaire de « Bean Town » : Reks, Termanology, Edo. G. et Akrobatik. Enfin, comme à l’habitude, Ricky y va d’une myriade de nouveautés aussi savoureuse les unes que les autres avec : La Micronologie, Shad & DJ T.LO, JeanJass, Bavoog Avers, Rift & Savilion, Hugo Délire, Nolto & Factor, Billie Brelok et Le Gouffre.

Playlist :

Micronologie Feat Pupa Jim & DJ Atom - Waitin for the Dawn (Équations Verbales)
Shad & DJ T.LO – Hang On (Single)
DJ Horg, Cheak 13 , Prince Getski & L’OB – Vie De Chien 2012 (Single)
Reks – Hold Your Applause (Eyes Watching God)
JeanJass – Mes jambes (Goldman)
Rift & Savilion – Into This World We’re Thrown (Carry The Fire)
Bavoog Avers – Frolic (Panacotta)
Hugo Délire – J’Rebondis (Single)
Termanology & Shortfyuz – Scandalous Remix feat. Chris Rivers & Ras Kass (Mas Goya)
Kz Combination – Society ‘N’ Politics [remix] (Time Lan Changé)
Maybe Watson & FilligraNn – T’entends feat. DJ Horg (Maybe Watson et Les Copains)
Cavaliers Noirs – Une Vie d’Chien (En Vers Et Contre Tous)
Nolto & Factor – Wide Eyes (Scott Free… Red Handed)
Akrobatik – Built To Last (Built To Last)
Billie Brelok – J’me Marre (Guts & Blanka Présentent: Fines Bouches Vol.1)
Le Gouffre – Drogue Sonore (L’Apero Avant La Galette)
Dézuets d’plingrés ft. Booyah & DJ Horg – #Manifencours (Compilation Printemps Érable)
Edo.G – Make Music (After All These Years)
D-Track & Kalibreft. Dj Horg – Tenue de soirée  (Hors d’œuvre)

.

Stimulus // Crash Landin’

On connait l’admiration des rappeurs pour les artistes de soul, gospel, ou funk, souvent cités comme sources d’inspiration. Plus original, Stimulus lui, décide de clamer son amour pour le rock à travers son prochain album, Stimmi Hendrix: A Ritual Reunion. Hommage à Jimi Hendrix, donc le titre « Crash Landin » reprend les riffs du célèbre guitariste sur lesquels vient poser celui qui est devenu pour l’occasion Stimmi Hendrix. Même si le flow du rappeur avait pu être plus percutant, le clip, lui, est une vraie réussite.

Qu’aurait été le mouvement hippie s’il était né dans le ghetto ? Stimmi Hendrix y répond en partie. Années 1960, Jimi Hendrix est à son apogée, la culture hippie est en plein essor, et les drogues psychédéliques fleurissent de toute part, également chez le guitariste. Cet esprit sixties, Stimulus l’a particulièrement bien compris. Exit les guitares, les formes mystiques et les couleurs chaleureuses. Ici ce sont les tours de béton, les grillages, les mains gesticulant sur la rythmique qui viennent se styliser en formes esthétiques tout en gardant l’esprit psychédélique original.

ReapHit Clip du Jour Stimulus Crash Landin' facebook

.

Jeune LC & Myth Syzer ft. Ichon // Bon Jeune

Depuis les premières apparitions de Noir Fluo, un nouveau sous-genre de rap français a commencé à faire son apparition. Une musique de traîne-boulevard, portée sur l’amour de Paname, des meufs, et de la ride, dans laquelle s’inscrivent parfaitement IchonJeune LC & Myth Syzer. Les références à la géographie parisienne y sont nombreuses, comme si les MC’s étaient devenus des gargouilles de la ville.

Jeune LC et Ichon ne sont pas les rappeurs les plus techniques du game, mais ils sont incontestablement capables d’installer une ambiance. Les images se glissent rapidement dans la tête de l’auditeur : white tees, coins de rue sales, sirènes de police, apparitions désincarnées des passants… Tout l’énergie nocturne de la ville nous est recrachée à la gueule, pour notre plus grand plaisir.

Cela fait maintenant plus d’un an que le premier EP du duo était annoncé, mais nous ne disposons pas de plus de nouvelles pour le moment. On imagine que la sortie de ce clip devrait donner lieu à la véritable sortie du projet à laquelle on jettera une oreille attentive.

jeune-LC-Myth-Syzer-Bon-jeune-clip-du-jour-reaphit-facebook

Goldman // Dans la tête de JeanJass

Vous connaissez JeanJass. Mais si, c’est ce emcee et producteur de Charleroi (Charlouze pour les initiés) que vous avez forcément découvert avec l’Exodarap Crew, ou plus récemment lorsqu’avec son compatriote Le Seize, il s’est autoproclamé antipape. Une culture de groupe, donc, pour « le double J », qui s’essaie cet automne à l’exercice du solo.

Goldman, c’est une entrée graduelle dans la tête de JeanJass, une pénétration progressive au cours de laquelle on passe du frivole au sérieux. Bien sûr, les rêves sont l’un des fils conducteurs de cet album et ne sont jamais perdus de vue, mais le protagoniste les transforme au fur et à mesure de l’EP, pour se donner les moyens de les atteindre. Ce premier projet, c’est une chute en quatre actes de la fiction vers la réalité.

Goldman s’ouvre comme un vieux film d’action ; les violons volontaires nous font entrer dans un monde où le rappeur est encore plein de certitudes, ou plutôt, dont la désinvolture lui fait oublier la difficulté du quotidien : « Impossible de stresser le double J », eh oui, « sans appel », il est numéro 1. D’ailleurs, Goldman ne serait-il pas un bon nom de super-héros, pour qui rien n’est hors de portée ? Si oui, on se rend très vite compte qu’il s’agira forcément d’un super-héros sur le fil du rasoir, trempant dans des histoires peu claires.

« L’argent est plus que propre,
mes Uzi sentent la Soupline »

Les productions de JeanJass sont souvent teintées de cinéma, et celle de « NPQ » est intrigante à la manière d’une scène clé au cœur d’un film d’espionnage. Mais inutile de trop s’éterniser sur ses couplets égo trip, puisqu’à en croire le titre, toutes ces histoires ne sont qu’une bonne dose de n’importe quoi de la part de l’interprète. Celui-là nous laisse d’ailleurs plus d’une minute d’interlude instrumentale en fin de morceau pour nous remettre de ce moment de fiction pure, et nous permettre de mieux passer à la prochaine scène. Et, bien que « NPQ » soit – dans son genre – un témoignage de qualité, le meilleur reste à venir. Dès le troisième titre, le personnage principal commence à chanceler, ses jambes le supportant tout juste.


« Mes Jambes »

L’intrigue avance, et en effet, il lui devient difficile d’admettre que, pour commencer à réfléchir correctement, il vaut mieux « refuse(r) toute marchandise ». A contre-courant, ce sont les moments de lucidité matinaux qui paraissent « irréel(s) » à JeanJass. « Mes Jambes » illustre en fait de manière globale un type de figures de style que le rappeur utilise souvent, l’opposition (« Je quitte la ville ce soir, le rap, comment dire, c’est comme penser trouver le bonheur avec une fille de joie » (Goldman) , « Des fois j’accuse le coup, je me dis que ma petite femme aime un moins que rien, plus que tout » (Mes jambes). Les jambes, le mouvement, autre signe que nous sommes passés à un autre temps de l’EP : peu de chance pour que le bonheur ouvre sa porte sur un claquement de doigt (Goldman), il va falloir avancer seul.

« Je suis exigeant, si j’arrive à mes fins,
c’est un bon début »


« Pas Ton Problème »

Si l’ensemble de l’EP s’enchaîne de manière très logique (avec une évolution tous les deux titres), à l’écoute, « Pas de Problème » marque un tournant ; le flow déjà, sonne beaucoup moins je-m’en-foutiste et plus engagé, et l’instru lancinante à souhait aide encore davantage à garder le son bien en tête. Difficile de décrypter ce morceau à cet endroit du disque, mais JeanJass semble se parler à lui-même, histoire de se débarrasser de ses pensées superflues (« C’est quoi ton problème ? »). Et déjà l’outro – qui se démarque totalement du reste – indique que c’est le moment de passer à autre chose. Après la prise de conscience, c’est justement le moment de s’occuper de ses problèmes.

« J’ai touché le fond, j’ai besoin d’un remontant,
En vrai les problèmes des autres
ont toujours l’air moins important»

Arrivent deux titres moins sombres que les précédents ; un regain d’espoir, tout en étant bien clairvoyant sur les faits. De deux choses l’une ; JeanJass sera capable de satisfaire « c’que (sa) femme demande, un job, un gosse et un appartement », mais sans abandonner les rêves. Tant mieux pour nous : « et j‘offre un voyage à qui m’écoutera, toute cette merde, je peux te faire oublier tout ça, en moins de trois minutes c’est mon métier bébé, depuis mon premier printemps jusqu’au dernier été ». A ce moment, on arrive presque à faire une phrase complète avec les tracks 5 et 6 de Goldman : « Vivre Autrement » mais rester proche du but comme « Pippo Inzaghi » . Troisième entracte, dernier panneau du quadriptyque.

« Y’a comme de l’eau dans l’gaz,
ça sert à rien de voir les choses en grand,

Essaie plutôt de voir les choses en face »

Une fin en douceur, sur les conseils ressassés des potes (« Ne laisse pas filer ta chance, tout vient à point à qui sait attendre ») avec « Viande Grillée » (sur lequel il ne manque que les cigales), et une tirade calme en guise de conclusion. « Un truc » est une longue traite d’honnêteté, où notre héros n’est pas encore tout à fait à fait sûr de ses pouvoirs (« J’veux pas briser tes rêves, la vie s’en chargera »), mais au huitième essai et accompagné de la douceur d’un cuivre, il semblerait qu’on ait déjà bien avancé : « Faut que j’écrive ça, il se pourrait que j’en fasse un tube, relance une fois cette instru, je crois qu’il s’passe un truc ». Et c’est vrai qu’il se passe un truc avec ce belge, alors on peut relancer Goldman et tout réécouter à la lumière de l’ensemble.

L’ensemble ? Une prise de conscience un peu subie que s’il est simple et agréable de prendre ses rêves d’enfant pour la réalité, lorsque l’on se réveille, il est peut-être encore plus appréciable d’essayer de voir dans sa réalité, un rêve.

___

 N’oubliez pas de rejoindre la page Facebook de ReapHit, ainsi que le fil Twitter.
___

.

HDBEENDOPE // L’autre prodige New Yorkais (vidéo)

Né en 1994, le MC new-yorkais HD fait partie de cette scène bouillonnante qui sévit du côté de New York. A Brooklyn, le jeune MC fait office de révélation, explosant sur le web à chaque sortie de clip. Partie intégrante d’une scène en plein renouvellement générationnel : dans le sillon de la MOB, ou de la Beast Coast, où nombreux sont les jeunes aspirants au respect des pairs, HD est bien décidé à prendre la place qui lui est due aux cotés de Bishop Nehru et Dillon Cooper, entre autres.

Le talent n’a pas d’âge, et c’est du haut de ses 17 ans que HD nous livre en 2012 son premier projet, Since 94. 6 titres coup de poing qui en font d’office l’une des révélations new-yorkaises de ce large rap jeu. Un an plus tard, le jeune prodige confirme l’essai avec Stepping into Tomorrow ou la variété d’influences côtoie fraîcheur et technicité tout au long des 21 tracks du projet.

Bien décidé à conquérir l’Europe, HD assurera ses deux premiers concerts en France ces jours-ci. Le 14 novembre en première partie des Doppelgangaz au Gibus, et le 16 accompagné de Homeboy Sandman dans le cadre des Hip Hop Dayz lillois.

Rencontré chez lui, à New York en avril dernier, lors d’un voyage haut en couleurs, c’est véritablement curieux que nous sommes allés questionner le jeune boug sur ses débuts, la claque « Aladeen » , Bishop Nehru, la trap, ou le rap dans la grosse pomme. En vidéo s’il vous plaît…

___

N’oubliez pas de rejoindre la page Facebook de ReapHit, ainsi que le fil Twitter.

___

.

Gaël Faye // Fils du Hip-Hop

Pourtant sorti il y a un an et demi, Gael Faye n’a pas fini de nous conter Pili pili sur un croissant au beurre, son premier solo. Avec Fils du Hip-hop, la moitié de Milk Coffee & Sugar vient rappeler que la progéniture du double H n’est toujours pas dans un EHPAD.

Si le titre de Gael Faye se centre sur le rap, le clip lui préfère mettre en avant le hip-hop et ses quatre disciplines. Ici pas de cercle de b-boy avec un DJ et un rappeur performant derrière un graff ou de nostalgie sur les saintes origines du hip-hop. Ses fils ont grandi, ont eu eux-mêmes des gosses, mais ça ne les empêche pas de donner tout ce qu’ils ont pour leur art. Et c’est là le plus bel hommage à faire.

L’ambiance se fait lourde, pesante, les années passées sont bien là, les choses se sont institutionnalisées, sont devenues plus carrées. Et pourtant lorsque les darons vont au taff, c’est pour scratcher, breaker, graffer, rapper, et rappeler que le hip-hop change mais perdure pour ceux qui y croient. Un très joli clip signé Nicolas Bozino.

___

N’oubliez pas de rejoindre la page Facebook de ReapHit, ainsi que le fil Twitter.

___

.

HOMEBOY SANDMAN + HDBEENDOPE @ CECU (16 nov)

Pour la dernière date d’un festival Hip Hop Dayz diminué pour des raisons diverses et variées, Call 911 s’associe avec Tour de Chauffe pour vous offrir un final qui n’envie pas grand chose aux autres éditions, un plateau international à ne pas manquer avec le Stones Throw représentant Homeboy Sandman, le jeune new-yorkais HDBEENDOPE, ainsi que les lauréats Tour de Chauffe et Buzz Booster, SP Muzik et Murasamé. Cette petite sauterie se déroulera dans la nouvelle salle du CECU (Centre Eurorégional des Cultures Urbaines) de Lille, ce dimanche 16 novembre pour cinq malheureux euros. Et si tu fais ta pince, on te file des places après la présentation des artistes.

HOMEBOY SANDMAN (NYC / STONES THROW)

La new school du rap US se révèle actuellement comme un phénomène à New-York. Acclamé par la critique et un public friand de nouveauté, le rappeur du Queens Homeboy Sandman a convaincu le mythique label Stones Throw qui le soutient pour la sortie de « Hallways ». Tout juste sorti en septembre, il défend ce 2nd album sur scène au cours d’une tournée européenne. Que ce soit sur une production héritée du golden age des années 90 ou un son électronique et avant-gardiste, le MC new-yorkais fait montre d’une habilité à toute épreuve et d’une versatilité déconcertante. La plume affutée et le flow polymorphe, la nouvelle sensation Hip-Hop frappe fort à la porte de la cours des grands !

Notre interview // Clip du jour : Refugee

HDBEENDOPE (NYC)

Du côté de Brooklyn, le jeune HD fait office de révélation et explose sur le web à chaque sortie de clip. Il sera pour la 1ère fois en France. Né en 1994, le MC new-yorkais HD fait partie de cette scène bouillonnante qui sévit du côté de New-York. Une scène en plein renouvellement générationnel : dans le sillon de la MOB, ou la Beast Coast, nombreux sont les jeunes aspirants au respect des pairs. On pense ici à Bishop Nehru, Dillon Cooper entre autres. Interview vidéo dans les fourneaux.

SP MUZIK (Lauréat Tour de chauffe)

Le Sénateur aka Billy Bash, Puki Down aka Pukafri et Bakoon proposent un éclairage particulièrement convivial et accessible de l’univers rap.. Entre sonorités africaines, électro ou rock , le Hip-Hop des 3 Lillois se démarque avec une énergie particulière sur scène qui conquiert un public de + en + nombreux. Lauréats des tremplins Talents du Sud et Tour de Chauffe, remarqué sur l’édition 2014 du Buzz Booster, le trio fait partie des groupes de la région à voir sur scène.

MURASAMÉ (Lauréat BUZZ BOOSTER FRANCE/NPDC)

Ancien membre du groupe K.O. aux côtés de DJ Low Cut, Murasamé est un acharné du rap, autonome dans sa démarche et fidèle à la direction qu’il veut donner à sa musique. Auteur de 2 mixtapes solo gratuites et de nombreux projets, cet expatrié de la région parisienne est un vrai passionné, qui aime le rap au sens large du terme. Une passion, un univers et une assurance qui lui permettent de créer la surprise en remportant la dernière édition de l’étape nordiste du Buzz Booster. I représentera la région en 2015 en finale nationale à Marseille.

Notre chronique de 1800KM

___

ReapHit, partenaire de l’évènement, vous fait gagner 2×2 places pour la soirée.

Pour participer au tirage au sort :

Rien de plus simple, il suffira de rejoindre la page Facebook de ReapHit, puis de partager ce post (attention, PARTAGE PUBLIC uniquement). Sur Twitter, même principe, suivre le fil ReapHit, et retweeter ce tweetTirage au sort le 15 novembre.

___

Infos pratiques :

DIMANCHE 16 NOVEMBRE - 18H00 - 5€

MAISON FOLIE MOULINS – CECU
47-49 Rue d’Arras 59000 Lille
Accès : métro l.2 (Porte d’Arras ou Mairie de Lille)

Ouverture des portes à 18h.

Avant le concert, ça se passe à la Halle De Glisse de Lille pour le traditionnel BIG (Battle International de Graffiti), c’est gratuit et en plus d’avoir de belles choses à regarder, tu pourra assister à un open mic et à un open platines. Oui oui. Bon dimanche à nos nordistes.

10410744_10152327882021148_77742946341675537_n

 

.

Quan feat. Emilio Rojas // 17

Ah, l’année de ses 17 piges : à deux doigts de passer officiellement dans la cour des grands. Mais pour certains, il a fallu sauter le pas bien avant cela. Et c’est bel et bien sur ce point-là que vont appuyer Quan et Emilio Rojas dans Seventeen. Quand on pense adolescence, on pense souvent insouciance, voir inconscience, mais l’adolescence, c’est aussi un bon nombre de soucis, dont on conserve tout de même parfois une certaine part de nostalgie…

Emilio Rojas ouvre les hostilités en nous délivrant un couplet particulièrement touchant, et on l’imagine presque immobile, observant ses proches se décomposer devant lui, des déchirements familiaux aux amis qui prennent un mauvais tournant. Quan paraissant lui plus parti-pris de ses propres déboires, raconte avec regrets les violentes erreurs qu’il a commises.

Le clip est à l’image du morceau, et on alterne entre des effets sépias et du noir en blanc, comme si l’on était en train d’admirer de vieilles photos ressorties d’un bac poussiéreux. En résulte un morceau émouvant, parce-que profondément sincère. Et toi, t’étais où quand t’avais 17 ans ?

Quan-Emilio-Rojas-17-reaphit-facebook

.