L.O.A.S // Derrière les cyprès

Alerte multicolore, le Démiurge s’est échappé des égouts de Paris. Bien planqué derrière une pilosité marquée et des verres fumés, L.O.A.S. a puisé au plus profond de sa haine avant de revenir hanter les lieux nocturnes les plus prisés de la capitale.

Il revient nous délivrer ses incantations criardes sur une production signée Akeda, sorte de rollercoaster émotionnel suivant les fluctuations de la drogue. On passe ainsi des références ésotériques (gnostiques ?), aux phases égotrip, sourire argenté en coin, en passant par quelques rechutes émo.

En résulte un morceau survolté en forme de shooter d’énergie pure, qui nous démontre que L.O.A.S se rapproche de plus en plus de sa vérité artistique. Né loin de chez lui, mais sur le chemin du retour…

Un morceau que vous pourrez retrouver sur l’EP haiNeDMA, dont on reparlera très vite.

Notre interview de L.O.A.S et de la clique DFH DGB est à consulter sur ce lien.

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Swift Guad + finale Buzz Booster IDF + Paco

ReapHit est partenaire de l’édition 2015 du Buzz Booster Ile-de-France, dispositif de recherche de nouveaux talents rap/hip hop ; on vous en parlait déjà ici. Après une première sélection de candidatures sur écoute et quatre concerts dans les salles partenaires afin de voir, sur scène, ce que les artistes en herbe avaient dans le ventre, c’est déjà l’heure de la finale. Comme tous les ans, les finalistes concourent en première partie d’une tête d’affiche hip hop : l’an dernier, la victoire des trois jeunes hommes de Phases Cachées, qui viennent d’ailleurs de sortir une mixtape, avait précédé une grosse prestation familiale de Ärsenik et 2Bal. Cette année encore, Hip Hop Citoyens régale en envoyant Swift Guad clôturer la sélection en Ile-de-France. Et devinez quoi ? On vous fait gagner des places !

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SWIFT GUAD

Beatmaker tombé dans le rap, Swift Guad circule dans le monde de la musique depuis plus de 15 ans. La Chute des Corps (sorti le 29 septembre dernier) est le troisième album du Narvalo de Montreuil mais représente en réalité son neuvième projet solo. Ce concert sera l’occasion pour la figure du rap français indépendant de défendre en live la « transition » musicale qu’il a commencé à opérer avec la mixtape Vice et Vertu, et qu’il a confirmé sur son dernier album. Notons que Paco, présent sur Mon Coin de Rue, assurera l’ouverture du show.

Finalistes Buzz Booster IDF 2015 

Un jury de pro désignera celui, parmi ces trois finalistes, qui représentera l’Ile-de-France lors de la finale nationale du Buzz Booster à Marseille. En attendant, petite présentation en musique.

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ALADOUM

KAZ HARRY

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Deux lots de deux places sont à gagner. Pour participer au tirage au sort, rien de plus simple, il suffira de rejoindre la page Facebook de ReapHit, puis de partager ce post  (attention, PARTAGE PUBLIC). Sur Twitter, même principe, suivre le fil ReapHit, et retweeter ce tweet.

Tirage au sort le mardi 2 décembre !


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Infos pratiques :

La Belleviilloise : 19-21 rue Boyer, 75020 PARIS

Jeudi 4 décembre – 19h30 – 13€ (hors frais de location) /15€ sur place

Réservez vos places ici

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Spéciale Ekoué

A l’heure où la régularité de Sous-Culture sur Radio Campus Grenoble se réduit, l’émission Sweet Caroline diffusée sur Radio Cultures Dijon s’associe au partenariat avec ReapHit. P.O. et Antoine (ancien de Sous-Culture) vous présenteront donc chaque semaine le podcast dédié accompagnés de quelques mots et anecdotes. Quand cela sera possible, Nabil et Gabriel de Sous-Culture, y joindront leur podcast pour une double publication. Le crédo de Sweet Caroline est le même que pour Sous-Culture (thèmes, interviews, freestyle…) à la différence près que l’émission dijonnaise se la joue parfois à l’américaine.

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Pour commencer de la meilleure des manières ce partenariat, c’est une interview d’Ekoué que vous présente Sweet Caroline cette semaine. Ce dernier était en concert avec son groupe La Rumeur, vendredi 14 à la Vapeur de Dijon. De la couleur des productions sur les Inédits 2 à Bertrand Cantat, en passant par l’écriture en groupe et la réédition de l’album Du Cœur à l’Outrage, les thèmes abordés sont variés. L’ambiance bruyantes des loges dérangera les plus exigeants d’entre vous, mais certains instants conviviaux réjouirons, nous en sommes sûrs, la majorité. Quoi qu’il en soit, vous retrouverez bien le Ekoué que vous aimez, son franc parler et sa gouaille.

 

En Bonus cette semaine : 

Sweet Caroline Spéciale Adil (Matière Première) et Posse’ Tillon

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Emission du 19 Novembre

ReapHit s’associe aux Impromptus, cette émission matinale diffusée le mercredi de 7h à 9h sur les ondes de CISM 89,3 FM, la radio étudiante de l’Université de Montréal (rien de moins que la plus grande radio universitaire francophone au monde !). Chaque semaine, vos québécois Sam Rick et JF Harvey vous proposerons un programme atypique : Rap x Politique x Sport x Humour. Des discussions sur des sujets chauds en matière de politique et de sport, agrémentées par une sélection musicale 100 % rap émergent. Êtes-vous prêt pour votre expérience Impromptus ?

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Cette semaine à votre traditionnel programme atypique matinal de Rap x Sport x Politique, on débute l’émission en discutant tout d’abord du futur de Pierre Karl Péladeau en politique. L’ancien magnat des médias québécois aujourd’hui député du Parti Québécois (PQ) sera-t-il en mesure de se tenir loin des controverses? JF nous explique pourquoi il commence à en douter. On analyse ensuite le contrat que les Blue Jays de Toronto, équipe de baseball majeur (MLB), ont accordé au receveur québécois Russell Martin. JF se porte à faux vis-à-vis des propos de Philippe Cantin, chroniqueur dans le journal La Presse, qui a affirmé que ce contrat était tout à fait acceptable. Ça va chauffer!

On traite ensuite du parcours aussi intriguant qu’inattendu d’un blogueur pas comme les autres, snake70 alias Simon Boisvert. Comment peut-on se retrouver dépisteur pour une équipe de la Ligue de Hockey Junior Majeur du Québec du jour au lendemain sur la seule base de nos écrits sur un blogue de hockey? On termine finalement l’émission en discutant du départ controversé de Richard Bergeron de Projet Montréal et de la controverse entourant le scientifique ayant travaillé sur la mission Rosetta, Matt Taylor.

Avec la bonne bordée de neige tombée sur le Québec ces derniers jours, ceci donne un souffle de nostalgie à notre DJ Ricky-Des-Neiges qui vous retrace la prolifique carrière du producteur et emcee québécois DJ Horg, avec la diffusion de rien de moins que six morceaux ayant contribué à la notoriété de ce pionnier depuis déjà deux décennies. Il en rajoute alors qu’il vous transporte musicalement à Boston, question de bien vous préparer au concert de samedi des quatre légendes originaire de « Bean Town » : Reks, Termanology, Edo. G. et Akrobatik. Enfin, comme à l’habitude, Ricky y va d’une myriade de nouveautés aussi savoureuse les unes que les autres avec : La Micronologie, Shad & DJ T.LO, JeanJass, Bavoog Avers, Rift & Savilion, Hugo Délire, Nolto & Factor, Billie Brelok et Le Gouffre.

Playlist :

Micronologie Feat Pupa Jim & DJ Atom - Waitin for the Dawn (Équations Verbales)
Shad & DJ T.LO – Hang On (Single)
DJ Horg, Cheak 13 , Prince Getski & L’OB – Vie De Chien 2012 (Single)
Reks – Hold Your Applause (Eyes Watching God)
JeanJass – Mes jambes (Goldman)
Rift & Savilion – Into This World We’re Thrown (Carry The Fire)
Bavoog Avers – Frolic (Panacotta)
Hugo Délire – J’Rebondis (Single)
Termanology & Shortfyuz – Scandalous Remix feat. Chris Rivers & Ras Kass (Mas Goya)
Kz Combination – Society ‘N’ Politics [remix] (Time Lan Changé)
Maybe Watson & FilligraNn – T’entends feat. DJ Horg (Maybe Watson et Les Copains)
Cavaliers Noirs – Une Vie d’Chien (En Vers Et Contre Tous)
Nolto & Factor – Wide Eyes (Scott Free… Red Handed)
Akrobatik – Built To Last (Built To Last)
Billie Brelok – J’me Marre (Guts & Blanka Présentent: Fines Bouches Vol.1)
Le Gouffre – Drogue Sonore (L’Apero Avant La Galette)
Dézuets d’plingrés ft. Booyah & DJ Horg – #Manifencours (Compilation Printemps Érable)
Edo.G – Make Music (After All These Years)
D-Track & Kalibreft. Dj Horg – Tenue de soirée  (Hors d’œuvre)

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Stimulus // Crash Landin’

On connait l’admiration des rappeurs pour les artistes de soul, gospel, ou funk, souvent cités comme sources d’inspiration. Plus original, Stimulus lui, décide de clamer son amour pour le rock à travers son prochain album, Stimmi Hendrix: A Ritual Reunion. Hommage à Jimi Hendrix, donc le titre « Crash Landin » reprend les riffs du célèbre guitariste sur lesquels vient poser celui qui est devenu pour l’occasion Stimmi Hendrix. Même si le flow du rappeur avait pu être plus percutant, le clip, lui, est une vraie réussite.

Qu’aurait été le mouvement hippie s’il était né dans le ghetto ? Stimmi Hendrix y répond en partie. Années 1960, Jimi Hendrix est à son apogée, la culture hippie est en plein essor, et les drogues psychédéliques fleurissent de toute part, également chez le guitariste. Cet esprit sixties, Stimulus l’a particulièrement bien compris. Exit les guitares, les formes mystiques et les couleurs chaleureuses. Ici ce sont les tours de béton, les grillages, les mains gesticulant sur la rythmique qui viennent se styliser en formes esthétiques tout en gardant l’esprit psychédélique original.

ReapHit Clip du Jour Stimulus Crash Landin' facebook

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Jeune LC & Myth Syzer ft. Ichon // Bon Jeune

Depuis les premières apparitions de Noir Fluo, un nouveau sous-genre de rap français a commencé à faire son apparition. Une musique de traîne-boulevard, portée sur l’amour de Paname, des meufs, et de la ride, dans laquelle s’inscrivent parfaitement IchonJeune LC & Myth Syzer. Les références à la géographie parisienne y sont nombreuses, comme si les MC’s étaient devenus des gargouilles de la ville.

Jeune LC et Ichon ne sont pas les rappeurs les plus techniques du game, mais ils sont incontestablement capables d’installer une ambiance. Les images se glissent rapidement dans la tête de l’auditeur : white tees, coins de rue sales, sirènes de police, apparitions désincarnées des passants… Tout l’énergie nocturne de la ville nous est recrachée à la gueule, pour notre plus grand plaisir.

Cela fait maintenant plus d’un an que le premier EP du duo était annoncé, mais nous ne disposons pas de plus de nouvelles pour le moment. On imagine que la sortie de ce clip devrait donner lieu à la véritable sortie du projet à laquelle on jettera une oreille attentive.

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Goldman // Dans la tête de JeanJass

Vous connaissez JeanJass. Mais si, c’est ce emcee et producteur de Charleroi (Charlouze pour les initiés) que vous avez forcément découvert avec l’Exodarap Crew, ou plus récemment lorsqu’avec son compatriote Le Seize, il s’est autoproclamé antipape. Une culture de groupe, donc, pour « le double J », qui s’essaie cet automne à l’exercice du solo.

Goldman, c’est une entrée graduelle dans la tête de JeanJass, une pénétration progressive au cours de laquelle on passe du frivole au sérieux. Bien sûr, les rêves sont l’un des fils conducteurs de cet album et ne sont jamais perdus de vue, mais le protagoniste les transforme au fur et à mesure de l’EP, pour se donner les moyens de les atteindre. Ce premier projet, c’est une chute en quatre actes de la fiction vers la réalité.

Goldman s’ouvre comme un vieux film d’action ; les violons volontaires nous font entrer dans un monde où le rappeur est encore plein de certitudes, ou plutôt, dont la désinvolture lui fait oublier la difficulté du quotidien : « Impossible de stresser le double J », eh oui, « sans appel », il est numéro 1. D’ailleurs, Goldman ne serait-il pas un bon nom de super-héros, pour qui rien n’est hors de portée ? Si oui, on se rend très vite compte qu’il s’agira forcément d’un super-héros sur le fil du rasoir, trempant dans des histoires peu claires.

« L’argent est plus que propre,
mes Uzi sentent la Soupline »

Les productions de JeanJass sont souvent teintées de cinéma, et celle de « NPQ » est intrigante à la manière d’une scène clé au cœur d’un film d’espionnage. Mais inutile de trop s’éterniser sur ses couplets égo trip, puisqu’à en croire le titre, toutes ces histoires ne sont qu’une bonne dose de n’importe quoi de la part de l’interprète. Celui-là nous laisse d’ailleurs plus d’une minute d’interlude instrumentale en fin de morceau pour nous remettre de ce moment de fiction pure, et nous permettre de mieux passer à la prochaine scène. Et, bien que « NPQ » soit – dans son genre – un témoignage de qualité, le meilleur reste à venir. Dès le troisième titre, le personnage principal commence à chanceler, ses jambes le supportant tout juste.


« Mes Jambes »

L’intrigue avance, et en effet, il lui devient difficile d’admettre que, pour commencer à réfléchir correctement, il vaut mieux « refuse(r) toute marchandise ». A contre-courant, ce sont les moments de lucidité matinaux qui paraissent « irréel(s) » à JeanJass. « Mes Jambes » illustre en fait de manière globale un type de figures de style que le rappeur utilise souvent, l’opposition (« Je quitte la ville ce soir, le rap, comment dire, c’est comme penser trouver le bonheur avec une fille de joie » (Goldman) , « Des fois j’accuse le coup, je me dis que ma petite femme aime un moins que rien, plus que tout » (Mes jambes). Les jambes, le mouvement, autre signe que nous sommes passés à un autre temps de l’EP : peu de chance pour que le bonheur ouvre sa porte sur un claquement de doigt (Goldman), il va falloir avancer seul.

« Je suis exigeant, si j’arrive à mes fins,
c’est un bon début »


« Pas Ton Problème »

Si l’ensemble de l’EP s’enchaîne de manière très logique (avec une évolution tous les deux titres), à l’écoute, « Pas de Problème » marque un tournant ; le flow déjà, sonne beaucoup moins je-m’en-foutiste et plus engagé, et l’instru lancinante à souhait aide encore davantage à garder le son bien en tête. Difficile de décrypter ce morceau à cet endroit du disque, mais JeanJass semble se parler à lui-même, histoire de se débarrasser de ses pensées superflues (« C’est quoi ton problème ? »). Et déjà l’outro – qui se démarque totalement du reste – indique que c’est le moment de passer à autre chose. Après la prise de conscience, c’est justement le moment de s’occuper de ses problèmes.

« J’ai touché le fond, j’ai besoin d’un remontant,
En vrai les problèmes des autres
ont toujours l’air moins important»

Arrivent deux titres moins sombres que les précédents ; un regain d’espoir, tout en étant bien clairvoyant sur les faits. De deux choses l’une ; JeanJass sera capable de satisfaire « c’que (sa) femme demande, un job, un gosse et un appartement », mais sans abandonner les rêves. Tant mieux pour nous : « et j‘offre un voyage à qui m’écoutera, toute cette merde, je peux te faire oublier tout ça, en moins de trois minutes c’est mon métier bébé, depuis mon premier printemps jusqu’au dernier été ». A ce moment, on arrive presque à faire une phrase complète avec les tracks 5 et 6 de Goldman : « Vivre Autrement » mais rester proche du but comme « Pippo Inzaghi » . Troisième entracte, dernier panneau du quadriptyque.

« Y’a comme de l’eau dans l’gaz,
ça sert à rien de voir les choses en grand,

Essaie plutôt de voir les choses en face »

Une fin en douceur, sur les conseils ressassés des potes (« Ne laisse pas filer ta chance, tout vient à point à qui sait attendre ») avec « Viande Grillée » (sur lequel il ne manque que les cigales), et une tirade calme en guise de conclusion. « Un truc » est une longue traite d’honnêteté, où notre héros n’est pas encore tout à fait à fait sûr de ses pouvoirs (« J’veux pas briser tes rêves, la vie s’en chargera »), mais au huitième essai et accompagné de la douceur d’un cuivre, il semblerait qu’on ait déjà bien avancé : « Faut que j’écrive ça, il se pourrait que j’en fasse un tube, relance une fois cette instru, je crois qu’il s’passe un truc ». Et c’est vrai qu’il se passe un truc avec ce belge, alors on peut relancer Goldman et tout réécouter à la lumière de l’ensemble.

L’ensemble ? Une prise de conscience un peu subie que s’il est simple et agréable de prendre ses rêves d’enfant pour la réalité, lorsque l’on se réveille, il est peut-être encore plus appréciable d’essayer de voir dans sa réalité, un rêve.

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HDBEENDOPE // L’autre prodige New Yorkais (vidéo)

Né en 1994, le MC new-yorkais HD fait partie de cette scène bouillonnante qui sévit du côté de New York. A Brooklyn, le jeune MC fait office de révélation, explosant sur le web à chaque sortie de clip. Partie intégrante d’une scène en plein renouvellement générationnel : dans le sillon de la MOB, ou de la Beast Coast, où nombreux sont les jeunes aspirants au respect des pairs, HD est bien décidé à prendre la place qui lui est due aux cotés de Bishop Nehru et Dillon Cooper, entre autres.

Le talent n’a pas d’âge, et c’est du haut de ses 17 ans que HD nous livre en 2012 son premier projet, Since 94. 6 titres coup de poing qui en font d’office l’une des révélations new-yorkaises de ce large rap jeu. Un an plus tard, le jeune prodige confirme l’essai avec Stepping into Tomorrow ou la variété d’influences côtoie fraîcheur et technicité tout au long des 21 tracks du projet.

Bien décidé à conquérir l’Europe, HD assurera ses deux premiers concerts en France ces jours-ci. Le 14 novembre en première partie des Doppelgangaz au Gibus, et le 16 accompagné de Homeboy Sandman dans le cadre des Hip Hop Dayz lillois.

Rencontré chez lui, à New York en avril dernier, lors d’un voyage haut en couleurs, c’est véritablement curieux que nous sommes allés questionner le jeune boug sur ses débuts, la claque « Aladeen » , Bishop Nehru, la trap, ou le rap dans la grosse pomme. En vidéo s’il vous plaît…

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Gaël Faye // Fils du Hip-Hop

Pourtant sorti il y a un an et demi, Gael Faye n’a pas fini de nous conter Pili pili sur un croissant au beurre, son premier solo. Avec Fils du Hip-hop, la moitié de Milk Coffee & Sugar vient rappeler que la progéniture du double H n’est toujours pas dans un EHPAD.

Si le titre de Gael Faye se centre sur le rap, le clip lui préfère mettre en avant le hip-hop et ses quatre disciplines. Ici pas de cercle de b-boy avec un DJ et un rappeur performant derrière un graff ou de nostalgie sur les saintes origines du hip-hop. Ses fils ont grandi, ont eu eux-mêmes des gosses, mais ça ne les empêche pas de donner tout ce qu’ils ont pour leur art. Et c’est là le plus bel hommage à faire.

L’ambiance se fait lourde, pesante, les années passées sont bien là, les choses se sont institutionnalisées, sont devenues plus carrées. Et pourtant lorsque les darons vont au taff, c’est pour scratcher, breaker, graffer, rapper, et rappeler que le hip-hop change mais perdure pour ceux qui y croient. Un très joli clip signé Nicolas Bozino.

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