Sémaphore // Cailloux bleus

Produit : Cailloux bleus

Fabricants : Robotnik fabrique la base de ce produit hautement synthétique dans son laboratoire personnel. Jean-Pierre et Youno Heisenberg de la société Sémaphore viennent ensuite l’orner de leur insolent savoir-faire.

Méthode de fabrication : Sur le noyau constitué par Robotnik, Jean-Pierre et Youno Heisenberg développent différentes techniques afin de vous offrir le meilleur produit possible. C’est leur gestion du timing qui fait en réalité toute la qualité de leur offre : ils travaillent tantôt rapidement, tantôt lentement, parfois en chantonnant, et savent laisser respirer leurs cailloux au bon moment. En résulte un produit référencé mais original.

Dose conseillée : 3 minutes 06, au delà, notre assurance ne fonctionne plus, et nous ne serons en aucun cas responsable des différents problèmes entraînés par la consommation d’une dose trop forte.

Effets : Les cailloux bleus vont feront passer par différents états : forte confiance en soi tout d’abord, puis haine pure envers les backpackers. Pulsions de morts rigolardes et amour forcené pour les filles rondes. Ambition démesurée et envie de faire de l’argent. Puis complaisance dans la nonchalance et crises de fous rires face au monde qui vous entoure.

Durée de l’effet : 5 à 6 heures si le produit est consommé à jeun. Le retour au monde réel peut parfois s’avérer difficile, mais il arrive souvent qu’un sourire moqueur et confiant perdure pour le restant de la journée.

Prochaine livraison : Le 28 octobre, via la mixtape Hotel Iblis II dont nous reparlerons ici même.

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Tournée « No Mad Massive »

Qu’est ce donc que ce jeu-concours au doux nom des sound systems de notre adolescence ? On va encore allez se rouler dans la boue en gobant le plus vite possible tous les champis ? Et bien que nenni jeune roots stupide ! L’association Massive qui lutte au quotidien pour l’Art, la Culture et la Santé est porteuse d’un jeune projet en collaboration avec UNZ Recordz et DIN Records et l’aide de nos partenaires de R2P Music.

Celui d’une tournée de concerts Hip-Hop indépendants, le No Mad Massive. Une série de concerts permettant la promotion du genre à travers une sélection d’artistes large pour permettre une offre culturelle Hip-Hop accessible mais toujours engagée. Le No Mad Massive, se donne également un grand et beau principe, celui de renouer avec l’imaginaire fédérateur de cette culture populaire et prolifique.

C’est pourquoi une empreinte sociale et solidaire, alternative et responsable sur cet événement a semblé indispensable aux organisateurs. Une partie des recettes, à hauteur de un euro par ticket, sera reversée à une association d’handicapés moteurs basée à Rennes, COVIAM, qui a pour but de faciliter leur autonomie dans leur quotidien et leurs loisirs. À chaque date, un stand leur sera réservé ainsi qu’à une ou plusieurs associations (éducation, commerce équitable, écologie, prévention et promotion de la santé…) suivant la capacité de l’établissement.

Avec : Demi Portion, Tiers monde, Saké, Mino, Swift Guad, Omerta Muzik, Spoka, Lacraps, Anonyvox + Guests

Pour l’occasion, ReapHit, partenaire de la tournée, vous fait gagner deux places pour chacune des dates suivantes :

Rennes – Le 19 Septembre (Salle de la Cité)
Grenoble – Le 7 Novembre (L’ampérage)
Paris – Le 6 Décembre (Canal93)
Marseille – Le 18 Décembre (Salle Le Moulin)
Bordeaux – Le 17 Janvier (Salle RockSchool Barbey)

Actuellement : 2 places à gagner pour la date de Grenoble

Pour participer aux tirages au sort :

Rien de plus simple, il suffira de rejoindre la page Facebook de ReapHit, puis de partager ce post (attention, PARTAGE PUBLIC uniquement). Sur Twitter, même principe, suivre le fil ReapHit, et retweeter ce tweet.

ATTENTION : Au vu de la dimension sociale et caritative des concerts, un don de 2 euros sera tout de même demandé aux gagnants.

Si vous ne comptez pas (ou peu) sur la chance, les préventes sont par ici.

PRESSBOOK NOMADMASSIVE.

 

Afroman // Because I Got High (Positive Remix)

Inutile d’allez chercher bien loin dans les brumeuses réminiscences de votre adolescence dépravée pour vous rappeler du tube d’Afroman « Because I Got High » sorti en 2001. La mélodie revient en tête dès les premières notes et le souvenir des douilles respectueusement coulées n’est pas bien loin.

Oui, sauf qu’en 2001, l’anglais vous n’en n’aviez pas grand chose à faire, et ce que vous preniez pour un hymne de justification à votre défonce, était en fait le récit de la descente aux enfers d’un fumeur de weed. Loque apathique et flemmarde, commençant par oublier quelques taches ménagères « Because I Got High » , jusqu’à fuir la réalité et ses responsabilités (les cours, le travail et les enfants) en gâchant sa vie entière : « Because I Got High » .

« I’m playing basketball and jogging
and I know why ! 
Because I Got High »

13 ans plus tard, Afroman vient contredire son message dans un « Positive Remix » des plus rafraîchissants. S’associant à la WeedMaps et le Norlm, associations luttant pour une réforme du système de vente de la marijuana à but non lucratif, il reprend l’air de son classique pour apporter sa pierre au débat sur la légalisation.

Après avoir passé sa vie à s’enfumer, il n’est plus question ici de réciter les poncifs de la dépendance et de ses méfaits, mais bien de livrer à grand renfort d’humour les avantages d’une vie sous tranquillisant. Et comment ne pas être convaincu en voyant la grosse bouille fendue d’un sourire béat et les petits yeux de notre bienheureux protagoniste. Il nous racontera en vrac, que fumer fait diminuer la consommation d’alcool et de cigarettes, rend inutile les traitements chimiques contre l’anxiété, et enrichit l’état.

« The state made revenue, Because I got High, 
They built a school or two, Because I Got High »

En outre, et si l’on en croit cette vidéo, fumer de l’herbe toute se vie et chanter ses bienfaits vous donne le droit de faire le tour de Los Angeles dans un canapé à roulettes poussé par deux feuilles de chanvre indien et un cultivateur excentrique, tout en s’en grillant tranquillement un au soleil. Ce qui, il faut bien le reconnaître, constitue un argument de poids dans cette lutte de tous les jours.

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Pour rappel : Le clip de la version originale.

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Akrobatik // Built to Last

Avec Built to last, qui signe son retour, Akrobatik décide de ne laisser aucun doute quant à la taille de son égo. Pas de fausse modestie ici, et c’est en cyborg bioméca que le MC de Boston s’imagine, surhomme résistant aux autres et aux altérations du temps.

Objectif totalement raté avec le clip du titre éponyme. Respirant l’amateurisme à plein nez, cette mise en image réussit à nous faire une démonstration presque parfaite de ce qu’il ne faut pas faire avec une caméra. Réinventant le kitch version hip-hop, le rappeur évolue dans un monde post apocalyptique bien propre, envahi de zombies aux regards trop vivants. Certes Akrobatik n’est pas là pour nous réaliser le prélude de The Walking Dead, mais tout de même, à ce niveau de mauvais goût, le « zéro moyen » n’excuse pas tout.

La performance d’acteurs de ces futurs oscarisés nous aidera à comprendre le propos hautement symbolique de la mise en scène. Akrobatik continue son bonhomme de chemin dans le rap en ignorant la concurrence insipide. Les autres rappeurs, ces pauvres zombies à l’inspiration morte, font juste office de figurants pendant qu’Akrobatik se balade, seul et intouchable. Son regard face à la ville illuminée terminera de nous faire comprendre ses intentions. « Get up my fucking way »

Built to Last est en écoute gratuite et disponible à l’achat numérique et physique sur le bandcamp d’Akrobatik. Et, merveille du business à l’américaine, pour 2 dollars de plus, le MC consentira à vous le dédicacer. Une vraie relation de proximité.

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MURKAGE + SOLE & Dj Pain @ PETIT BAIN

Quand le dubstep vient s’encanailler avec les MC’s anglais affûtés de Murkage (associés sur l’album à Nekfeu et Orelsan), la révolution n’est jamais loin du dancefloor. Ce n’est pas l’éternel activiste Sole, qui viendra cette fois accompagné de DJ Pain 1, qui dira le contraire. Le rappeur rouquin américain au flow le plus revendicatif n’a pas fini d’en découdre et le prouvera une fois de plus sur la scène parisienne de Petit Bain ! Ca se passe mardi 21 octobre à partir de 20h, et on a des places pour nos fidèles lecteurs. Mais avant tout ça, présentons les protagonistes de la soirée.

MURKAGE

Roots Manuva, Mark B & Blade, Rodney P, Speech Debelle, Blaktwang, The Streets, Foreign Beggars, Lethal Bizzle, Dizzee Rascal … des noms familiers (ou pas), parmi les nombreux ayant touché les français à grands coups de beats électroniques et de phrasés mitraillettes. Des styles naissent dans les villes anglaises … Jungle, 2-step, Grime, UK Garage et évidemment Dubstep, né en 2006 dans les caves et les home studios, échappé jusqu’à écraser la pop music. Face à la standardisation du son, à l’uniformisation marchande des goûts culturels, l’underground, comme il l’a toujours fait, contre-attaque … Amplifiée par les manifestations et les city-riots de 2011, se diffusant de bouche à oreille et d’écrans en écrans, une révolte sonore gronde dans les clubs : les MC’s affûtent leur plumes, les beatmakers polissent leurs bpm.

Depuis Manchester (où les français ont eu un roi), Murkage est une de ces détonations anglaises qu’il faut entendre, un molotov collectif et pluridisciplinaire concocté en 6 ans. Au commencement et depuis toujours, les Murkages Clubs, soirées hebdomadaires électroniques et authentiques, vivantes. Les clubs deviennent vecteurs. Les cinq musiciens du collectif font leurs armes sur scène, multiplient les invitations (A$AP Mob, Bipolar Sunshine, Mumdance, Madam X…), transportent leur énergie à Manchester, Liverpool, Londres puis Berlin et Paris, Marseille, Toulouse, Nantes, Orléans, Dours, Dijon, Belfort… De ces pérégrinations et de cette volonté d’avancer groupés, Murkage a fait un disque Of Mystics and Misfits : 9 morceaux (dont 2 avec Orelsan & Nekfeu) qui résonnent énormes, taillés pour les platines et les casques.

Vidéo : Murkage – « Manifesto » (feat. Nekfeu)

SOLE & DJ PAIN 1

‘Death Drive’ est la collision de deux mondes bien distincts : celui de la légende de l’indie rap que Sole est devenu au fil des ans, et celui du producteur reconnu Dj Pain 1 déjà crédité sur quelques albums vendus à des millions d’exemplaires (50 Cent, Gucci Mane, Young Jeezy, Shyne, Public Enemy…). L’album marie ainsi les esthétiques d’un rap/pop moderne avec un engagement politique rappelant quelques classiques, parmi lesquels Fear Of a Black Planet de Public Enemy.

Avec leur approche héritée du hip-hop du golden age, les deux ne tombent pourtant jamais dans les clichés de la formule micro/platines. Contrairement à quelques uns avant eux, Sole et Dj Pain 1 rapprochent la musique mainstream et underground sans pour autant ôter tout sens à cette union. Death Drive est un album de rap politisé qui ne place pas le rappeur dans la peau d’un sauveur ou d’un prophète, mais qui s’exécute sur la ligne de front. C’est une véritable musique résistante.

Vidéo : Sole & DJ Pain 1 – « Baghdad Shake »
 

Deux lots de deux places sont à gagner. Pour participer au tirage au sort, rien de plus simple, il suffira de rejoindre la page Facebook de ReapHit, puis de partager ce post  (attention, PARTAGE PUBLIC). Sur Twitter, même principe, suivre le fil ReapHit, et retweeter ce tweet. Tirage au sort le lundi 20 octobre !

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Infos pratiques :

Petit Bain - 7 port de la Gare, 75013 Paris

20h / 12€ en prévente*, TR, habitants du 13eme / 15€ sur place
*hors frais de location

Préventes : sur le site de Petit Bain, Weezevent ou Digitick

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El-P & Killer Mike // Meow The Jewels

Quand tout est triste et que l’on est à deux doigts de perdre foi en une humanité hip-hop qui ne jure plus que par le vocodeur, un rayon de soleil finit toujours par nous toucher. Bon d’accord, il ne s’agit que d’une blague, mais elle est quand même bien bonne. On vous raconte.

Le duo formé par El Producto et Killer Mike annonçait à la rentrée RTJ2, suite à Run The Jewels (premier opus issu de leur collaboration sorti en 2013) ; au même moment, et pour rire, ils lancent un appel aux dons,  et promettent qu’à $40 000 de fonds levés, ils ré-enregistrent leur premier disque commun en n’utilisant que des sons… de chats.

Et c’est là que l’histoire devient vraiment drôle. Les fans ne se contentent pas seulement de lancer une vraie campagne KickStarter pour financer le projet, ils dépassent l’objectif de budget initialement fixé par le duo ! Près de $60 000 dollars ont été récoltés à ce jour. Imaginez un peu un artiste hip-hop français, d’envergure similaire, ayant assez d’auto-dérision pour envisager un truc pareil… Parce que oui, El-P et Killer Mike vont exécuter leur folle idée et sortiront Meow The Jewels avant la fin de l’année. Un porte-parole du groupe a annoncé hier que les auditions de chats avaient démarré. Voilà donc le trailer de l’album.

Qui a dit que les meilleures blagues étaient les plus courtes ?

Meow the Jewels sortira (quand même) après le deuxième volume de Run The Jewels (28.10.2014). Le duo le plus timbré du jeu sera en concert à La Bellevilloise le 13 décembre 2014. Les places sont à choper ici.

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Kap G & Young Dolph // We mobbin

 » Toc toc ! - Qui est là ? - C’est Kap G et Young Dolph, on vient pour la soirée. - Ma soirée d’Halloween ?! Mais c’est dans deux semaines ! - Ouais on sait, mais on aimait tellement nos costumes, on a pas pu résister. Vas-y, laisse nous entrer, on a du bon son. De toute façon si tu ouvres pas on enfonce la porte…. »

Masques vissés sur le crâne, tronçonneuse à la main, Kap G et Young Dolph entrèrent dans la maison. Ils n’avaient pas vraiment réussi à se décider entre le costume de Jason, celui de Leatherface et celui du braqueur à cagoule, et s’étaient contenté de mélanger les trois looks. Ils se dirigèrent directement vers le système audio – sans même considérer l’hôte – et insérèrent une clé USB dans le lecteur.

La trap clinquante de Drumma Boy bastonna les enceintes, et les deux invités commencèrent à dégainer leur téléphone afin de convoquer quelques amis. Quelques heures et quelques spliffs plus tard, les party-crashers avaient concocté un morceau qu’ils ne cessaient de rapper, les menaces du voisin ayant été étouffées par un coup de tronçonneuse. We mobbin, we mobbin … Flows hachés, effluves de voix éraillées et adlibs en pagaille, tout le monde était conquis. Même l’hôte. Il paraît même que la tête du voisin hochait toute seule dans l’herbe. Le cheval de Trap était définitivement installé. Un morceau à retrouver sur la mixtape de Kap G : Like a Mexican.

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Capone-N-Noreaga // Bringing the Gods Back

Les légendaires Capone-N-Noreaga sont de retour ! En février dernier le duo criait à qui voulait bien l’entendre – et à grands coups d’announcement - la reprise de leurs méfaits musicaux pour un nouveau projet.

Enregistré en une nuit, War in one Night est censé renouer avec l’esprit originel du groupe, impulsif et violent. Mais attention, point trop n’en faut. Pas de soirées de beuverie au son du bang pour ces ex-amis, seulement quelques heures sur internet et un wetransfer pour cet EP enregistré à distance et complété en une nuit. L’impulsivité en prend un coup. L’amitié aussi du coup…

La perte d’une certaine harmonie de création ne semble pourtant pas déranger Capone qui justifie très simplement cette méthode de travail : « Nous sommes tellement connectés dans notre manière de concevoir la musique que je n’ai eu qu’a compléter les ébauches créées par Noreaga. »

Après « Rap Rushmore » , le mythique duo invite Sadat X pour nous donner une petite leçon d’histoire dans les rues de New York avec « Bringing the Gods Back » au rythme du sample de L’alpagueur signé Michel Colombier (cocorico) déjà utilisé par Slaughterhouse dans « Microphone » .

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BACK EN 2004

ReapHit s’associe à Sous-Culture – excellente émission spécialisée diffusée sur Radio Campus Grenoble, le mardi de 20h à 21h – pour vous présenter chaque semaine le podcast dédié, accompagné de quelques mots et anecdotes d’Antoine, Gabriel et Nabil, présentateurs. Un regard original sur une actu pointue, des thèmes sélectionnés avec soin : focus sur notre Sous-Culture.

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Quand on pense à une année marquante pour le rap français, 2004 est rarement de la partie. Pourtant, quelques pépites y ont vu le jour. En 2004, on pouvait lire un peu partout sur les forums « le rap est mort », ou « c’était mieux avant ». C’est peut-être l’année où l’on a commencé à fantasmer les années 90 en oubliant peut-être de préparer celles d’après. D’où un certain flottement dans la créativité d’une musique qui cherchait encore son identité.

Booba a pris les devants et mis un coup de pied dans la fourmilière. Son album Panthéon a rompu avec les codes classiques et n’a pas hésité à flirter avec des sonorités électroniques. C’est aussi l’époque où l’on met d’autres villes sur la carte du rap français. Ce désenclavement a offert une bouffée d’air frais. La Boussole au Havre, Chiens de Paille à Cannes et Mysa à Metz.

De son côté, l’ovni Aelpéacha continue à creuser son sillon Gangsta Funk à la française. Ce mouvement a eu le temps de mûrir du côté de Sarcelles et du XIIIè arrondissement. C’est donc tout naturellement que l’on retrouve Driver et OGK sur le morceau Spliffton Southcide Sarcelles Fonk.

C’était donc il y a dix ans. Zoxea réaffirmait son statut de King de Boulogne et Antilop Sa débarquait en solo. Il y a dix ans, l’Skadrille commençait enfin à émerger aux yeux du grand public. Il y a dix ans, Mark Zuckerberg créait Facebook qui fut le théâtre de débats interminables. Le plus célèbre : « Le rap, C’était mieux avant ? » Aujourd’hui, le rap d’avant c’est aussi celui de 2004. Et c’est celui qu’on vous propose de redécouvrir avec cette émission.

Playlist :
Zoxea – King de Boulogne
L’Skadrille – Tell me
La Boussole – Destins croisés
Antilop Sa – Chacun sa croix
Booba – La Faucheuse
Aelpéacha – Splifton Southcide Sarcelles Fonk
Chiens de paille – Je me sens bien
Oxmo Puccino / Kool Shen – Dernier round
Mysa – Boulevard des rêves brisés
Oxmo Puccino – Mon pèze